Merci à Perrine DI FLORIO pour son excellent article :
“Romeo, Romeo! Wherefore art thou Romeo?” Cette tournure shakespearienne du célèbre Roméo et Juliette vous semble bien compliquée pour sa traduction française, presque banale: “Ô Roméo, Roméo, pourquoi es-tu Roméo?”? Vous maîtrisez l’anglais mais n’osez pas vous lancer à écrire dans cette langue qui n’est pas la vôtre? Vous avez découvert ou allez découvrir toutes les subtilités de la rédaction web en français grâce à la meilleure formation en ligne? Il vous manque alors seulement le petit coup de pouce pour vous lancer. Découvrons ensemble toutes les astuces pour rédiger et créer du contenu dans la langue de Shakespeare tout en satisfaisant les algorithmes de Google.

Écrire en anglais: les avantages du mode “all in English”

Maîtriser une langue étrangère comme l’anglais peut être un atout de taille pour un rédacteur web. Cela a une double utilité: pour votre client tout d’abord, en élargissant la cible des internautes qui liront les articles que vous lui avez rédigé et ainsi, celle des visiteurs de son site; pour vous-mêmes ensuite, en augmentant le nombre de vos potentiels clients tout en diffusant à plus large échelle vos articles de blog, si vous en possédez un. Sur cette toile qu’est le web, maîtriser une deuxième langue permettra une diffusion exponentielle de vos articles.

Composer en anglais: traduction ou adaptation?

Si écrire en langue étrangère n’est pas chose aisée, traduire l’est encore moins. Il s’agit d’un vrai métier: une mauvaise traduction détournera les lecteurs anglophones de votre article. Il est en effet très facile de tomber dans certains écueils: une traduction mot-à-mot par exemple qui oublierait les spécificités de chaque langue, en terme d’expressions notamment. Si on a “un chat dans la gorge” en français, on a “a frog in one’s throat” en anglais (une grenouille dans la gorge). Certaines de ces expressions sont faciles à repérer et à traduire, mais d’autres peuvent amener des traductions assez cocasses qui desserviront votre article. De même, tout recours à un logiciel de traductionautomatique est à bannir absolument tant le résultat peut être approximatif, voire incompréhensible. Il est donc préférable de penser votre texte directement en anglais en oubliant ce que vous avez pu écrire en français. Facile à dire, me direz-vous, mais qu’en est-il dans la pratique?

Créer du contenu en anglais: le secret de l’immersion en langue étrangère

La secret pour bien écrire en langue anglaise est de s’immerger totalement dans du contenu rédigé dans cette même langue: faites vos recherches en anglais pour vous amener petit à petit à penser “all in English”, lisez en anglais, écoutez des podcasts, des films ou la radio en anglais. C’est fastidieux au début mais vous verrez que c’est très vite payant. Une fois que cette immersion est effectuée, il est temps de passer à la phase d’écriture.

Prendre sa plume et se lancer

C’est le moment de vous parer de votre plus belle plume et de vous lancer. N’oubliez pas les indispensables à une bonne rédaction en anglais: un dictionnaire français-anglais et une grammaire anglaise. Quelques petites astuces supplémentaires pour rendre vos textes parfaitement compréhensibles:

  • privilégiez les phrases simples: il est en effet plus aisé de se perdre et de faire des fautes dans des tournures alambiquées;
  • utilisez les temps verbaux simples: oubliez le subjonctif et le plus-que-parfait (sauf si vous les maîtrisez parfaitement) et privilégiez des temps comme le présent et le futur, voire l’imparfait et le passé composé si votre texte l’exige;
  • insérez des connecteurs: ils vous permettront de donner de la cohérence à votre article.
  • employez les références culturelles anglophones: parlez d’un Clint Eastwood ou d’un Robert Redford plutôt que d’un Alain Delon.

Maintenant que les bases de la rédaction en anglais sont posées, voyons comment écrire pour le web et plaire à notre ami Google autant qu’à notre lecteur.

Choisir ses mots pour plaire à Google

Tout comme en français, les algorithmes de Google en matière de SEO en langue anglaise restent inchangés. Voyons ou revoyons ensemble les indispensables pour amadouer les moteurs de recherche. Rappelons tout d’abord que le but premier de l’écriture d’un article optimisé en SEO est de gagner du trafic sur sa page et sur son site et ainsi de gagner de potentiels clients.

Noter les mots-clés

La base d’un bon article pour le web réside dans le choix des mots clés. Ce sont eux que Google analyse pour référencer votre article. Certains outils comme Google Keyword planner vous permettent de trouver les mots-clés pour être référencé naturellement. Le choix de la langue est facile à modifier et vous permet ainsi de voir les résultats des mots-clés anglais que vous souhaitez inclure à votre article. Évitez l’utilisation unique de mots-clés trop “classiques” et préférez des mots-clés dits de longue traîne pour être plus facilement positionné. Ainsi, du mot classique “shoes” (chaussures), privilégiez une expression clé telle que “winter shoes for men” (chaussures d’hiver pour hommes) ou encore “homemade shoes” (chaussures artisanales).

Inscrire le titre

Choisir un bon titre est important pour que votre article soit lu et/ou partagé. Il faut y inclure votre mot-clé. Il ne doit pas être trop long ni trop racoleur. L’utilisation des chiffres dans les titres est une astuce qui fonctionne bien. Préférez ainsi un titre comme: “30 steps to make your very own homemade shoes” (30 étapes pour faire vos propres chaussures artisanales).

Rédiger l’introduction

L’introduction joue un grand rôle dans le référencement de Google tout autant que pour votre lecteur: elle doit inclure vos mots-clés et donner envie de lire la suite. Il faut donc placer votre mot-clé dans les 100 premiers mots pour que Google puisse indexer votre contenu mais aussi annoncer directement la couleur de ce que vous allez dire dans votre article pour donner envie à l’internaute de vous lire.

Consigner le nombre de mots et structurer le texte

Il est aujourd’hui plus facile de se positionner sur des articles longs que sur des articles courts. Il faut ainsi viser en moyenne 2000 mots. Et oui, 2000 mots! Mais attention, pas de remplissage inutile. Il s’agit de livrer des informations fiables et vérifiées et de développer des sujets ou des angles de vue qui n’ont pas encore été abordés, ou du moins pas de manière si détaillée. Pour rendre votre texte lisible et compréhensible au lecteur et à Google, il faudra le découper en rubriques et sous-rubriques et utiliser les balises H1, H2, H3, etc., la balise H1 étant celle du titre de votre article et la balise H2 celle de vos sous-titres.

Taper les liens internes et externes

Vous avez maintenant tous les secrets pour écrire un bon article SEO en anglais. Mais gardez en tête que, même si certaines des contraintes imposées par l’écriture web semblent strictes, le plus important pour être lu est de développer son propre style et de prendre plaisir à manier les mots. C’est l’émotion qui retiendra votre lecteur. Et si votre passion pour l’écriture vous pousse à diversifier encore davantage vos domaines de compétences, vous pouvez devenir écrivain en quelques semaines et passer ainsi de la réalité du web à la fiction du roman qu’il vous tiendra d’inventer.


Retrouvez Perrine DI FLORIO sur son site lacrocheplume, sur Malt, et les réseaux sociaux.

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